Pour écouter la chronique, c’est ici –> « Un monde nouveau »

Dans une récente chronique sur France Inter, la journaliste Mathilde Serrell a mis en lumière une tendance qui surprend même les sociologues : après des années de recul, le mariage fait un retour significatif dans plusieurs pays, y compris en France. Selon Mathilde, cette dynamique ne signifie pas un retour au “mariage d’antan”, mais plutôt une réinvention de l’engagement à deux dans une société en mutation.

Une hausse globale des mariages

Les données récentes confirment cette tendance :

En France, les mariages se stabilisent autour de 240 000 célébrations annuelles, une légère progression par rapport à 2023. L’âge moyen au mariage continue d’augmenter, reflétant des projets de vie plus mûrs et réfléchis.

Dans plusieurs régions du monde, on observe également une reprise des mariages après la crise sanitaire. En Corée du Sud, par exemple, les unions ont augmenté pour la deuxième année consécutive en 2024, après une longue période de contraction.

En Chine, les enregistrements de mariages ont rebondi dans de nombreuses provinces, portée par des réformes facilitant les démarches et par une demande accumulée depuis la pandémie.

Ces chiffres montrent que, malgré un contexte économique et social souvent décrit comme “moins favorable à l’engagement”, de nombreux couples choisissent de franchir le pas du mariage, parfois plus tard dans la vie, mais avec une intention claire d’engagement à long terme.

Une institution qui se réinvente

Ce renouveau ne signifie pas un retour strict aux traditions d’hier : les mariages modernes s’adaptent aux attentes contemporaines. Les couples tendent à :

Se marier plus tard, après avoir consolidé leur parcours professionnel ou leurs projets personnels.

Repenser la cérémonie et le sens de l’union, souvent moins contrainte par les normes sociales et davantage centrée sur l’expérience personnelle du couple.

Comme l’a évoqué Mathilde Serrell sur France Inter, le retour du mariage illustre une réaffirmation du désir d’engagement, même si cet engagement prend des formes nouvelles, loin de l’image héritée d’une époque où le mariage était surtout attendu et presque automatique.

En somme, l’union conjugale n’a jamais été réellement “oubliée” ; elle s’est transformée, et aujourd’hui elle rebondit avec force, portée par des choix personnels et des contextes culturels variés.

Sources : chronique de Mathilde Serrell sur France Inter ; rapport du Congrès des notaires sur le mariage en France ; données officielles sur les mariages en Corée du Sud et en Chine.